mercredi 21 février 2007

Dans l'bon vieux temps... Infographiste partie 3

Session 4: La dernière. Je commence à en avoir plein mon casse et j'ai hâte de travailler pour vrai. Faire des choses concrètes et pas travailler dans le vide. On fait des colors key, ça j'aime ça. On travail aussi sur notre papetrie (carte d'affaire, entête de lettre...) parce que évidemment, on part tous à notre propre compte! C'est à ce moment que je suis arrivé avec Benc pour la première fois.

On doit aussi se trouver un stage. Je cherche mais j'ai encore de la difficultée à me vendre. Je n'ai pas confiance en moi et en mes compétences. Je finis par trouver, avec l'aide d'un des profs, une petite imprimerie, Infolitho, qui est prete à me prendre pour le stage. Le gars porte le même prénom que moi (ah ah ah) ce qui détends un peu l'atmosphère. Tout semble bien mais, il fallait qu'il y ait quelque chose qui cloche... il imprime des "revues de cul" pour le cartier gai! Lui même, qu'il soit gai, je m'en foutais mais les matantes qui venaient le voir, eux ma tapaient sur les nerf. En plus, il ne me faisait pas confiance (on se demande pourquoi!) alors il surveillait tout ce que je faisait.

Finalement, au bout du stage, j'avais pris de l'expérience mais pas asser pour qu'il me garde. Mes espoirs étaient anéantis.... Je ne trouverai jamais rien et j'ai tous fait cela pour rien... Enfin presque. Je me suis fais un ami qui était embarqué dans notre game de Dungeons & Dragons. un joueur de plus, c'est toujours ça de gagner! Mais qu'est-ce que je dis-là.. Ma vie est fichus!!

À l'école, on est tellement hot mais dans la vraie vie... on est plus ordinaire... Mais là, l'école, c'est fini et je dois trouver quelque chose dans mon domaine. Je suis vierge de signe alors je ne quitte pas mon emploi au dépanneur tant que je ne trouverai pas autre chose. Je décide d'aller me faire des CVs dans un centre de copie. Maudit que c'est cher de payer pour du temps d'ordi et des impressions quand tu es habitué de tout avoir gratuit. Je vais partout où je crois avoir une chance (7 jours, Journal de Montréal, Photo Police et plusieurs centres de copie. Photo Police m'opnt carrément dit que ce sont les journalistes qui mettent en place le texte. Le journal m'a mis en dessous de la pile avec un beau sourire.

Il y a un centre de copie qui m'a appelé. Duplicatech sur St-Laurent. Ils recherchaient un infographiste. YOUHOU!. On se calme... Je vais à l'entrevue et les deux associés, environs 5 ans de plus que moi, semblent cool. Ils me demandent: combien veux-tu en salaire? Je gagnais 4-5/heure comme caissier, 6/heure au dépanneur... alors je leurs dit: "ben... entre 7 et 8!" Ils se sont regardés avec un sourire en coin puis en se tournant vers moi m'ont dit que je commençais lundi.

À ce prix-là, je me faisais fourré car ils m'ont donné entre 7 et 8... 7.50/heure. Celle que, sans le savoir, j'allais remplacer, gagnait 17/heure. Mais je n'avais pas d'expérience. Et avec les erreurs que j'ai fait au début, et toutes les expériences que j'ai obtenu à cet endroit, ça a valu la peine. J'ai été laissé à moi-même et du me débrouiller pour que la "scap" que les gens emmenaient s'imprime. Documents Power Point, JPEG basse résolution, Freehand, PageMaker et le foutu CorelDraw!

C'est encore aujourd'hui le meilleurs endroit où j'ai travaillé. Les gens étaient cool, les boss m'adoraient (en deux ans j'étais tout de même rendu à 10/heure) et j'ai appris les rudiment du métier qu'ils n'enseignent pas à l'école: Pourquoi ça marche pas CR**SE. Ils ont fait faillite parce qu'un des associé du début a décidé qu'il voulait les faire suer et s'est arrangé pour les fermer mais je garderai toujours un bon souvenir de Bruno Boissonneau et Pascal Fleury, les deux qui m'auront donner la chance de commencer dans le métier.

Fin
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